En répondant récemment à la question suivante (et fréquent) : "Quelle est la différence entre un psychiatre et un psychologue ?", j'ai répondu que la formation et le métier des différents, puisque le psychiatre est en premier lieu un médecin, qui peut donc délivrer des prescriptions. Le psychologue, quant à lui, n'a "que" la parole à sa disposition.

Mais en quoi la parole soigne-t-elle ? Et d'ailleurs, soigne-t-elle ? Quelle est la puissance de la parole ? Pourquoi "parler" changerait-il quoi que ce soit à nos vies ? Dans ce cas, parler à ses proches, à ses amis, ne suffit-il pas ?

Ces questions sont fréquentes, et sans doute communes à toute personne ayant ressenti à un moment ou à un autre l'envie, le besoin de consulter.

Il est bien sûr de répondre à toutes ces questions. Mais pour y répondre, encore faut-il se demander à qui l'on parle.

Il est en effet différent de parler à des amis, ou avec des amis, parce que le professionnel est là, c'est sa fonction, en premier lieu, pour écouter. Et que parler, lors d'une consultation, ne se conçoit que dans ce lien-là, celui qui s'installe entre parole et écoute. Entre échanges et silences. Ce que l'on nomme le transfert. Et que l'écoute du psychologue, et plus particulièrement du psychanalyste, est une écoute particulière, qui tend l'oreille à l'inconscient.

IMGD